Once I was a teenager – Maxwell

Extrait d’une pièce écrite en classe de première, au Lycée

Maxwell – Et toi Jake, t’as la réponse aux questions qui m’empêchaient de dormir ? T’as un baume à la solitude, à l’abstinence sexuelle forcée par l’isolem social, à tous leurs putains de complexes psychanalytiques à la con? T’as une solution pour devenir un homme, un vrai ? (Pensif) Tu seras un homme, mon fils…

Comment réussir à ne pas rater sa vie, hein? À ne pas la gâcher ? Comment savoir si le bonheur n’est pas dans leurs publicités, dans une vie superficielle, loin de la recherche de soi et des angoisses existentielles en forme de points d’interrogation insolubles ? Comment réussir à faire de leur consommation le but de notre vie, est ce vraiment le modèle que l’on devrait suivre ? Qui sait…?

(A Jake) Dans quelle mesure pouvons nous dire  qu’on l’a ratée, cette vie? (Un silence.) Rolex. Ferrari. Moulinex. Porsche. Samsung. Mont Blanc. Danone. Macintosh. Total. Carrefour. Coca-Cola. Ikea. Tiffany’s. Cheap Monday. Converse. Toutes ces conneries. Comment savoir où se trouve notre idéal de vie, celui qui nous accomplirait pleinement, hors et loin de cette vie de devises et d’argent gagné ?

T’es-t-il déjà arrivé de te sentir dépassé, submergé, écrasé par tes angoisses et tes questions ? Moi oui. Perpétuellement. Je n’ai jamais été et ne serai jamais sûr de rien mais une chose est certaine. J’ai toujours eu peur. Toujours. De tout. Immensément. Peut être est ce pour cela que j’ai tué, que j’ai assassiné, que je suis devenu un monstre. Je ne sais pas. Je n’en sais rien. Peut être est-ce par peur que j’ai tué avant de me tuer. (Encore un instant) Je ne sais pas quel écrivain a publié ces lignes, mais elles me sont restées en tête depuis le moment où je les ai lues:  » Il existe une chose plus abjecte que le meurtre, c’est de pousser au crime celui qui n’était pas fait pour lui. » C’est Camus, je crois. Je…

Maxwell tourne de l’oeil, s’effondre sur sa chaise, inconscient. Ian attrape les poignées et l’emmène vers les coulisses. Jake les arrête.

Jake – Eh! Mais qu’est ce que vous faites ?!

Ian – Les sédatifs ont fait effet.

[NOIR]

News TsT – Atelier théâtre terminé!

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Comme nous vous l’avions annoncé en début d’année, l’association Tréteaux sur Trottoir a mis en place un atelier de théâtre d’improvisation en direction des jeunes de l’EREA Magda-Hollander Laffon, à Rennes. Impro à l’EREA était un projet d’initiation à la pratique théâtrale et au théâtre d’improvisation, qui s’est déroulé de janvier à mai 2018, en partenariat avec des professionnels de la structure. Cet atelier théâtre avait pour but, sur toute l’année, de proposer une initiation à la pratique théâtrale et au théâtre d’improvisation. Ceci implique l’initiation aux bases de la pratique théâtrale, la constitution et l’entraînement d’une équipe pour disputer un match d’improvisation à la fin de l’année avec l’équipe d’improvisation de l’association théâtrale de l’ASCREB, une association étudiante de pratique théâtrale.
L’équipe a visé la constitution d’un groupe de huit personnes maximum, composé de collégiens et de lycéens. La conception, la conduite et le déroulé des séances a été mené en recueillant le plus possible l’adhésion et l’implication des élèves concernés, pour leur permettre de s’impliquer dans le choix des exercices en vue de faire leurs propres expérimentations, selon les principes de la médiation éducative. Cet atelier théâtre avait pour objectifs de travailler le rapport au corps, l’estime de soi, la valorisation des capacités des élèves et de leur imaginaire, la cohésion de groupe, l’esprit d’équipe, la confiance, le rapport à l’autre, le lâcher-prise, l’implication dans la durée sur une réalisation de groupe, ainsi que la solidarité. L’objectif ici n’était pas d’organiser un atelier d’initiation pure et dure, mais aussi de ménager de l’espace à l’expression des élèves, et leur donner les moyens de s’exprimer via leur imaginaire, et par cet espace de liberté. L’improvisation théâtrale, et plus largement la pratique du théâtre en elle-même, présente de nombreux effets positifs. Elle permet d’aborder des sujets difficiles, détournés par le biais du jeu. L’improvisation théâtrale fait appel à l’imagination du comédien tout en puisant dans ses propres ressources et en les partageant avec celles des autres. La pratique du théâtre permet d’effectuer un travail en profondeur sur soi-même en faisant appel au lâcher prise, soit le fait d’arriver à être spontané sans prendre en compte le jugement des autres, accepter ses propres idées, Le théâtre apprend à se faire confiance mais aussi faire confiance aux autres. Mais être sur scène, c’est aussi un travail d’équipe dans lequel chacun est indispensable ! Tous se doivent donc d’oser et apporter des idées pour faire avancer l’histoire improvisée de manière constructive. Une règle est fondamentale : lorsque quelqu’un propose quelque chose, on y adhère. On ne refuse pas. Dans cette dynamique commune, tous les acteurs se doivent de faire preuve d’attention auprès des uns et des autres pour pouvoir décider de ce qui est utile à la création d’une histoire qui tient debout. Chacun peut alors apprendre à être plus tolérant envers soi et les autres, car toutes les personnalités sont différentes, et chaque comédien a sa propre imagination ! Sachant cela, on peut aisément comprendre qu’un environnement favorisant la pratique théâtrale et l’improvisation facilite la bienveillance entre les partenaires de jeu, la solidarité, et le contrôle de soi. Par ailleurs, les comédiens devant se lâcher ont besoin d’un espace de jeu où règne une bonne ambiance pour pouvoir se surpasser, gérer son stress et oublier le regard des autres. Entre autres choses, le théâtre est un merveilleux outil d’apprentissage de la vie en communauté, et de réapprentissage du contact de l’autre. Ce sont ces valeurs et ces nombreux bienfaits que nous souhaitions transmettre aux élèves via la conduite de ce projet, tout en leur permettant de s’étonner eux-mêmes… !

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Une fois le projet mis en route, nous nous sommes rapidement rendus compte que la présence des trois intervenants était non seulement un plus pour l’encadrement et l’accompagnement des élèves, mais aussi nécessaire pour gérer les différentes personnalités des participants et les éventuelles perturbations. Il a rapidement été clair que le fait de fidéliser un groupe de huit, même de cinq personnes (en dessous de cinq la constitution d’une équipe n’est pas possible) serait très compliqué. De ce fait, nous avons décidé de nous focaliser sur l’aspect cathartique de la pratique théâtrale, afin de permettre aux élèves de s’impliquer sur une séance au moins. Le travail que nous voulions faire avec les jeunes ayant trait à l’implication sur un travail commun de plusieurs mois n’a donc pas été possible. Cependant, même si nous n’avons pas pu organiser le match d’improvisation, cet aspect du projet Impro à l’EREA nous a permis d’expérimenter beaucoup de choses avec les élèves. La formule de l’atelier d’expérimentation théâtrale a semblé leur plaire, car un petit noyau a fini par se fidéliser, malheureusement trop tard pour envisager l’entraînement. Les élèves nous ont manifesté plusieurs fois leur intérêt pour ce que nous leur proposions, et certains se sont dit « passionnés » par nos séances. L’implication des élèves dans le projet a eu lieu, d’une manière différente que celle que nous recherchions : le fait de participer aux jeux de scène et de revenir d’eux-mêmes aux séances nous ont permis d’expérimenter divers exercices avec eux, et de nombreux sujets d’improvisation. A travers des exercices tels que le Jeu de la bouteille (exercice de confiance), le Je t’aime/Je te hais, nous avons souhaité faire passer les élèves à travers un prisme d’émotions que seule la pratique théâtrale permet de vivre. En faisant sortir les participants de leur zone de confort, nous les avons confronté à un autre rapport à leur prochain : comment se place-t-on pour dire « Je t’aime » à quelqu’un ? Ou encore lorsqu’on se rend compte que l’on doit compter sur son partenaire de jeu pour avancer ? Au fil des exercices et de nos remarques post-improvisations, leur manière d’appréhender le jeu en commun a évolué pour certains. L’intérêt n’est plus de jouer avec les copains, mais de choisir un sujet d’improvisation qui nous inspire, peu importe la personne avec qui on va jouer. De cette manière, les comédiens en herbe se sont retrouvés face à cette nécessité qui constitue l’un des fondements de la pratique théâtrale : il faut se faire confiance, à soi et son partenaire de jeu, pour pouvoir construire une histoire cohérente ensemble. L’improvisation et le sport en équipe, même combat : si on joue ensemble, on gagne ! Nous n’avons pas eu l’occasion d’observer une éventuelle cohésion de groupe construite hors de l’atelier, mais à l’exception de quelques perturbations, l’ambiance générale s’est adoucie à mesure que les participants apprenaient à se connaître sur scène. Les élèves les plus à l’aise ont souvent pris le parti de pousser les plus timides à se lancer, par exemple. Ceci a permis à certains de se lâcher un peu plus, dépasser la peur du ridicule pour certains, et d’oser jouer un peu plus. Ce fut manifeste notamment lors des exercices de cri (un élève a été impressionnant), et ceux impliquant une émotion forte telle que la colère. Cette dynamique installée a permis l’émergence de l’imaginaire de certains (une élève nous a notamment surpris lors de l’exercice des Métiers Imaginaires), et nous a laissé le champ libre pour un travail un peu plus poussé sur le jeu d’acteur, l’écoute, la voix, l’adresse, la construction d’une histoire et le placement par rapport à un public. Nous avons porté une attention toute particulière à la valorisation des propositions des participants et à leur implication dans les exercices proposés. Des improvisations thématiques nous ont permis de parler de plusieurs sujets sensibles sous l’angle de la médiation éducative. Entre autres, nous avons mis en jeu les participants sur des sujets tels que la parentalité, l’enfance, le sexe, le rapport à l’autre, le couple, l’alcool, ou encore la violence verbale. Je prendrai pour exemple l’improvisation sur la pornographie. Le sujet portait sur la découverte de deux parents d’un magazine pornographique dans la chambre de leur fils. Trois jeunes filles en CAP ont joué les parents et l’ado. Elles ont improvisé une histoire sur ce thème pendant trois minutes, à l’issue de laquelle nous avons ouvert le débat : en quoi est-ce mal de regarder du porno ? En quoi est-ce bien ? Que peut-on apprendre d’un tel visionnage ? Quelle image de la femme véhicule cette industrie ? Nous avons permis aux élèves de donner leur avis, et parler librement de ce sujet. L’intérêt d’une telle démarche est d’aborder un sujet sensible, voire douloureux, détourné par le biais d’un média pour pouvoir le dédramatiser et libérer la parole du public visé dans une volonté d’apprentissage, de prévention, ou d’accompagnement en vue d’une thérapie par exemple.

Même si notre objectif premier n’a pas été atteint, ce fut une expérience riche, aussi bien pour nous que pour les élèves! Si toutefois l’établissement décide de monter un projet similaire l’année prochaine, nous serions heureux de pérenniser le partenariat établi.

A septembre pour de nouvelles aventures, et bel été à tous !

Fabre 

News TsT 2018 ! – projets en préparation

L’année est déjà commencée, et l’asso Tréteaux sur Trottoir se lance dans de nouveaux projets, en voici un petit compte rendu :

  • Atelier Impro à l’EREA : L’Etablissement Régional d’Enseignement Adapté Magda Hollander Laffon est un collège – lycée adapté accueillant des adolescents à problématiques sociales, ou en décrochage scolaire. L’association interviendra pour mettre en place un atelier d’improvisation jusqu’à la fin de l’année scolaire, visant à organiser un match d’improvisation vers le mois de mai. Le but sera de valoriser les jeunes par la pratique du théâtre, et de les pousser à se dépasser tout en leur apprenant à se faire confiance pour gagner le match!
  • Projet de mise en scène : Stabat Mater Furiosa est un monologue pour une actrice, écrit par Jean-pierre Siméon et publié initialement en 1999. Ce texte constitue une prière noire de la Femme universelle, adressée à l’Homme de guerre. Cette pièce, forte en émotions et magistralement écrite, est vocation humaniste et pacifiste plutôt que féministe. Nous avons pour projet de la mettre en scène, pour trois actrices.
  • Projet photo en préparation ! : avec la photographe Hélène Frémond et Elza Gracchus, de l’association Solidarité, partage des savoir-faires, nous préparons un projet photo. Par ce projet, je souhaiterais interroger une quinzaine de femmes qui vivent ou ont vécu le parcours de soin lié à la maladie en général, et au cancer du sein en particulier, et explorer cette question : « Comment reste-t-on une femme quand on affronte la maladie ? » Par le biais d’entretiens, je souhaiterais qu’elles nous racontent leur histoire, et leur permettre de prendre du recul sur leur parcours. Ces entretiens se termineraient par un portrait, un moyen de symboliser l’accomplissement de la personne qu’elles sont aujourd’hui, et leur permettre d’apprécier par la prise de vue la Femme qu’elles sont, et leur beauté au naturel.

    Une fois ces entretiens retranscrits, l’objectif sera d’organiser une exposition à Rennes, Paris ou les deux, avec une publication sur internet et peut-être une auto-édition papier.

Bonne année à tous, et à bientôt!

Fabre 

Tréteaux sur Trottoir à Aurillac!

Création 2017 de l’Association Tréteaux sur Trottoir, « Le Crocodile » de F. Dostoïevski s’est joué au Festival International des Arts de la Rue d’Aurillac, cet été.

La pièce, que nous avons adaptée d’une nouvelle peu connue de l’auteur, constitue globalement une parabole de l’arrivée du capitalisme au sein de la société russe, selon le jeune Fiodor.
Elle raconte l’histoire de Sémione Sémionytch, Ivan Matvéïtch et sa femme Eléna Ivanovna, profitant d’un jour de congé pour aller voir le premier crocodile exposé en Russie, à la galerie du Passage à Saint Pétersbourg. Hasard burlesque du destin, Ivan Matvéïtch se fait malencontreusement avaler par le crocodile, mais reste vivant et conscient! A partir de là, son ami Sémione Sémionytch fera son possible pour tirer de là le malheureux, tout en se heurtant à la frigidité de la bureaucratie péterbourgeoise et aux intérêts de divers personnages…

Nous avons passé un excellent festival, houblonné à souhait, riche en découvertes, rencontres et en expériences théâtrales comme seul Aurillac peut réserver à ses visiteurs! Si vous avez l’occasion de faire ce festival n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas! Et en attendant, nous préparons de nouvelles dates pour « Le Crocodile » dans la région de Rennes, alors restez aux aguets!

A bientôt sur scène !
Fabre

En Attendant Godot – captation!

L’année dernière, on était 5 comédiens amateurs à l’ASCREB de Rennes. (L’ASCREB, c’est une association étudiante de théâtre et autres activités jouasses comme des jeux de rôle) On avait envie de mettre en scène En Attendant Godot de Samuel Beckett. D’abord parce qu’on s’aime bien, et ensuite parce que Samuel Beckett, c’est quand même un chouette dramaturge. J’ai décidé de jouer Lucky, pour pouvoir jouer cet énorme monologue absurde de trois pages sans ponctuation, par défi! 🙂
On l’a mis en scène donc, et c’était bien. On s’est bien marrés. La pièce a été jouée deux fois à Rennes et on l’a proposée au Festival d’Aurillac. Lors de la date au Diapason, une captation a été faite. Et comme c’est un beau souvenir, la voici!

– Lien youtube: https://www.youtube.com/watch?v=7c6ehafEvyg

– Chaîne de Richard Perrier (réalisateur de courts métrages et autres surprises 🙂 ) : https://www.youtube.com/channel/UCSqnIJ6EJYC2-7WI-krsmhA

– Site de l’ASCREB: https://www.ascreb.org/ascreb/ascreb_news.php

– Résumé :
Vladimir et Estragon, deux vagabonds, attendent un certain Godot dans un no man’s land (la didascalie indique « Route de campagne avec arbre »). L’absence de celui-ci éveille chez eux doutes et questionnements. Deux autres personnages font leur apparition : Pozzo, autoritaire, et son esclave Lucky. A la suite du monologue absurde de ce dernier, Vladimir et Estragon se retrouvent à nouveau seuls.

Mise en scène : Eliot Gravouille

Interprètes : Thomas Cariou, Arthur Garcia, Aya Gérard, Yann Dufeux et Eliot Gravouille.

Captation et montage : Richard Perrier

Musique : Baptiste La Barbe et Richard Perrier

Scénographie et Affiche : Kaya Gravouille

Régie : Philippe Peron  et Guillaume Leveaux

Pièce jouée au Diapason à Rennes, en 2016.

Once I was a teenager – Entrée en scène

La scène est vide, mais plus pour longtemps. Contrastant avec le quasi-silence des coulisses, le public émet un brouhaha continu qui pourrait presque bercer le petit Monde. Les coulisses sont noires, c’est reposant. Le trac noue les entrailles, prend aux tripes. Tu aimes cette sensation. Etriquée dans ton costume, tu tentes de ne plus penser à rien. Le rideau est fermé, ceux qui doivent être placés le sont. Les coulisses sont minuscules. Tu t’y sens bien, à l’étroit. Tu t’y faufiles pour t’asseoir, entre une prise géante de couleur marron, une cale pour le pendrillon le plus proche et une chaise, sur laquelle sont posés un bonnet de nuit et un pyjama bleu clair. Tes yeux se ferment, et tu ressens tout de suite la plénitude qui te pénètre seulement dans les théâtres. Les yeux fermés, tu es loin. Ca y est, tu ne penses plus à rien. C’est dans ces moments-là que tu te sens le plus proche de toi-même. Tu comprends, à chaque fois, pendant ces infimes secondes, que tu es faite pour cela. Faire partie de ce monde, celui du jeu. Répéter inlassablement en recherchant la perfection, avoir le trac, jouer, jouer, jouer, jouer… User de ce jargon théâtral comme d’une formule magique. Incarner, imaginer, créer, recycler, penser, étudier, jouer, jouer, jouer, jouer… Respecter scrupuleusement les mille et unes superstitions des théâtres, par plaisir de connaître un univers sur le bout des doigts. Répéter, essayer, rater, recommencer, réussir, recréer, recommencer, créer, avoir le trac, voyager, côtoyer, rencontrer, expérimenter, jouer, jouer, jouer, jouer, jouer, …

Le technicien a éteint le parterre. Le public se tait peu à peu. Le rideau s’ouvre, à pas feutrés. Comme un chat. Un moment de rien, éternel, sur le qui-vive, se passe.

Puis ça commence.

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