Ma Chair Patrie – nouvelle

Année 2015. La guerre en Syrie fait rage. La situation au Moyen-Orient et la progression du groupe extrémiste Daech inquiète l’Occident par son importance grandissante. Depuis le 7 janvier 2015 et les attentats de Charlie Hebdo, la menace du terrorisme devient une réalité. Les grandes puissances se sentent remuées, et une vague immense de solidarité déferle sur le monde. La France n’est pas seule. « Nous n’avons pas peur ». Continuer de lire Ma Chair Patrie – nouvelle

En Attendant Godot – captation!

L’année dernière, on était 5 comédiens amateurs à l’ASCREB de Rennes. (L’ASCREB, c’est une association étudiante de théâtre et autres activités jouasses comme des jeux de rôle) On avait envie de mettre en scène En Attendant Godot de Samuel Beckett. D’abord parce qu’on s’aime bien, et ensuite parce que Samuel Beckett, c’est quand même un chouette dramaturge. J’ai décidé de jouer Lucky, pour pouvoir jouer cet énorme monologue absurde de trois pages sans ponctuation, par défi! 🙂On l’a mis en scène donc, et c’était bien. On s’est bien marrés. La pièce a été jouée deux fois à Rennes et on … Continuer de lire En Attendant Godot – captation!

Soldat dans la neige – micronouvelle écrite au collège

Le froid, la boue l’humidité. Lucien est frigorifié. A mesure que le temps s’enfonce de plus en plus sous une couche épaisse de neige, il lui semble que son uniforme trempé l’étouffe petit à petit. Les bourrasques de vent le font frissonner pour la énième fois depuis une heure. Les tranchées, le manque de tout. Même à Noël, on ne peut se réchauffer ici. Pas d’eau, mais du vin. Lucien n’a de toutes façons pas la force de se soûler. Il tend une main devant ses yeux avec difficulté, observe les gerçures du froid qui se mettent à saigner. Ses doigts tremblent, et il frissonne encore. Continuer de lire Soldat dans la neige – micronouvelle écrite au collège

Waste – micronouvelle

C’est alors que la petite fille commença à s’effacer. Pendant que l’humanité courait, fuyait à la vitesse d’un crochet du droit, elle s’atténuait à la manière d’un morceau qui se termine. La fille de rien s’en allait sans mot dire, sans giclée de sang, sans teint blafard. Elle s’effilochait comme une erreur dans un texte qu’on effacerait à la gomme.
Peu à peu, elle part, sans faire un geste.
Et bientôt on ne la voit plus. Continuer de lire Waste – micronouvelle

Posons un décor – micronouvelle

Dans l’ascenseur attend une femme, abandonnée dans une pose à la fois nonchalante et terriblement sensuelle. C’est le genre de femme que l’on nomme Fatale. Le genre de femme qu’on ne rencontre qu’une seule fois dans sa vie, mais qu’on n’oublie pas. Le genre de magnifique créature qu’on arrivera jamais à cerner, comme le bonheur. Continuer de lire Posons un décor – micronouvelle

Chemical Murder – micronouvelle

Les fragmentations devant ses yeux prenaient des teintes douces et tendres, des formes arrondies et lentes. Le son devenait lointain. Les arbres devant lui se tordaient toujours, semblant prêts à tomber sur eux, le sol respirait, les lumières de la teuf au loin allaient et venaient, comme voulant les rejoindre pour les entourer. Les branches qui se mouvaient au rythme du vent ressemblaient tout d’un coup à des dryades, dansant avec une grâce jamais égalée. Dans les buissons autour d’eux se dissimulaient des trolls, des elfes et des fées qui observaient de leurs petits yeux malicieux la scène qui se déroulait devant eux. Continuer de lire Chemical Murder – micronouvelle

Achluophobia – micronouvelle

La nuit s’est faite possessive, écrasante, langoureuse. Je sens ses bras pesants d’entités que je ne peux voir m’entourer, m’attirer à elle. Je sens la nuit devenir myriade, multitude, grouillement. Je la sens m’envahir, s’immiscer dans chaque recoin de ma couette; effleurer mes jambes nues, parcourir chaque parcelle de mon corps que ma couverture ne protège pas. Je la sens appuyer des mains puissantes sur ma poitrine. Je ne peux respirer normalement, j’étouffe. Continuer de lire Achluophobia – micronouvelle

Rite – micronouvelle

Voilà une colline balayée par les vents, qu’encerclent des arbres plusieurs fois centenaires et des pierres levées, qui leur sont jumelles. C’est un cercle de menhirs séculaires, d’où semble émaner une douce lueur. Et cette lumière perce et transperce la nuit comme le feraient les premiers rayons du soleil au matin. Et de cette lueur s’élève un doux chant, accompagné d’étincelles. Continuer de lire Rite – micronouvelle