Mon journal de reconversion # 23

J’ai déjà parlé un peu de ma spiritualité, de mon besoin social, et de celui de voyager. Le dernier pilier de ma vie qui est nécessaire à mon équilibre est la création. J’ai toujours eu besoin de m’exprimer, de créer, d’explorer, d’inventer des choses, de rêver. Et ce par deux biais. Tout d’abord, j’ai eu la chance de pouvoir vivre presque vingt années de pratique théâtrale. Cet art m’a permis de me dépasser, de grandir, de me sentir exister à cent pour cent. Mon premier job a même été celui de comédienne dans une compagnie. Le théâtre est un merveilleux outil de développement personnel. Mais l’arrivée de mon fils m’a poussée à mettre ma pratique théâtrale entre parenthèses, et jouer me demandant énormément d’énergie pour dépasser mes blocages intérieurs, finalement c’est plutôt une bonne chose. Je dois dire que j’ai rêvé longtemps de pouvoir vivre en tant que comédienne, mais il faut être réaliste. Devenir intermittent est extrêmement difficile, surtout de nos jours, sans avoir un talent ou un réseau particulier. Ca demande énormément de travail, surtout quand on part avec aussi peu de réseau, ce qui est mon cas. Le théâtre m’a accompagnée une grande partie de ma vie et m’a fait vivre des expériences incomparables, et c’est déjà l’essentiel.

Ensuite, j’ai toujours eu un lien particulier avec l’écriture et la littérature. Tous les appartements dans lesquels j’ai vécu ont toujours été remplis de livres. Depuis que je sais écrire, j’imagine des histoires. Je couche mes sentiments, mes réflexions sur papier. Je suis passée par beaucoup d’expérimentations (nouvelles, romans, micronouvelles, articles, poèmes, réflexions philosophiques, écriture automatique, chroniques et critiques culturelles…) et depuis plus de quinze ans, je remplis des carnets dès que je ressens le besoin d’écrire. Ces carnets qui ont vu l’éclosion de la femme que je suis, je les garde tous précieusement. Ecrire est essentiel pour moi, c’est un processus naturel, j’en ai besoin pour rêver, m’évader, souffler, prendre du recul sur ce qui m’arrive. Je pourrais tout à fait passer des journées entières à écrire, et cette activité a au moins l’avantage d’être compatible avec mon statut de maman, ainsi qu’une vie sociale bien remplie. Il suffit d’avoir toujours sur soi un carnet et un crayon.

Si j’ai bien une compétence qui n’est pas (complètement) liée à mes études dans le travail social, c’est bien celle-là. Mes compétences rédactionnelles. Me reconvertir dans un métier lié à l’écriture me plairait. Mais cette fois-ci, j’ai envie de me lancer à mon compte. J’ai envie, autant que faire se peut, de m’éloigner du salariat, et de toute la toxicité liée au monde du travail. (horaires difficiles, fatigue accumulée, transports, problématiques liées à la hiérarchie, à une équipe dysfonctionnelle ou en souffrance…)

Quel métier choisir, si je souhaite travailler dans l’écriture? Dans quel domaine? Et pourquoi?

[A suivre…]

3 réflexions sur “Mon journal de reconversion # 23

  1. Oh la la c’est exactement mon souhait depuis des années…quitter le social, vivre d’une manière ou d’une autre de ma plume….je n’ai pas encore identifié une solution, mais au moils je m’éclate à rédiger et publier des chroniques de mes lectures🙏

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