Mood – Maman et fatiguée.

On m’avait dit que le métier le plus dur du monde est celui d’être parent. Je dois dire que je suis reconnaissante d’avoir autant d’aide pour éduquer mon enfant. Le papa de mon fils est présent, et mes parents s’impliquent dans la vie de mon enfant autant que nécessaire, et même plus. Et heureusement qu’ils sont là. Je pense qu’il n’y a que les parents qui peuvent comprendre la difficulté d’être maman célibataire. Et j’ai un respect infini pour ces femmes qui élèvent leurs enfants toutes seules.

Être maman, travailler, avoir une vie sociale et ne pas abandonner ses rêves nécessite une force de caractère qui a quelque chose de super héroïque. Je pense à ces quelques femmes qui ont réussi à avoir un master, mener des études ou changer de voie professionnellement tout en s’occupant de leur(s) enfant(s). Je les admire. Elles sont à mes yeux les héroïnes oubliées de notre société. On ne veut, ou ne peut pas reconnaître ce qu’elles accomplissent chaque jour. Je ne suis pas dans la même situation qu’elles, et j’ai déjà l’impression de galérer.

C’est un sentiment difficile à assumer. Chaque jour s’égrène entre le travail, la gestion de la fatigue, les jeux, les siestes et les tâches du quotidien. Je vois les To Do’s s’accumuler, et j’ai du mal à gérer le stress que ça engendre. Des fois, je n’arrive pas à contrôler mes nerfs. Et je m’en veux quand je vois rouge, et que mon fils me regarde avec l’air interdit de quelqu’un qui ne comprend pas ce qui se passe. Je m’en veux aussi de vouloir être seule pour pouvoir réellement me reposer, pour pouvoir avoir l’esprit assez libre, pour pouvoir avancer sur tout ce que j’ai à faire. Car le moindre papelard à envoyer à Pôle Emploi en présence de mon enfant me demande une énergie qui m’épuise. Et c’est compliqué pour moi de trouver la balance. Alors il y a des jours avec, et des jours sans. Certains jours je suis pleine d’espoir, joyeuse, joueuse, ravie de voir mon fils rire aux éclats et d’avoir réussi à écrire une vingtaine de lignes. D’autres, j’ai envie de tout lâcher et de me terrer dans un placard pour le reste de mes jours.

Mais toujours je me relève. Je souffle. Je fume une clope, je prends l’air. Je reprends mes esprits. Je réfléchis à m’organiser différemment pour la dixième fois de la journée. Et je pense à mes rêves, à nos rêves. A ces rêves qui m’ont tenue, qui m’ont toujours tenue.

Et je reviens à moi. La vie que je veux est trop belle pour me laisser aller à la fatigue d’être maman. Et si toutes ces femmes ont réussi à mener tout cela de front, alors moi aussi je veux être ma propre super-héroïne. Et j’y arriverai.

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