Mon journal de reconversion #4

C’était décidé. Lorsque je rentrai, je me désengageai de mes cours à la fac de Lettres Modernes, et commençai préparer les concours pour entrer en formation d’Educateur spécialisé. On peut dire qu’à l’époque j’avais la fleur au fusil. Je suis entrée en formation par utopie, humanisme. Je ressentais une profonde envie de faire une différence en ce monde, et puisque mon père m’avait mis dans la tête qu’il fallait que je trouve un travail stable pour m’assurer une sécurité financière, l’idée me plaisait de trouver un boulot comme celui-là, consistant à aider d’autres de mes semblables en difficulté à s’inclure dans notre société. Comme on dit, on est tous dans la même galère!
Dans ma tête, l’idée était la suivante : ce sera un super job alimentaire, qui me permettra de faire quelque chose qui me plaît avant que mes activités artistiques ne soient viables financièrement. Lorsque je pourrai vivre du théâtre et de l’écriture, je quitterai le social.

L’année qui suivit, je pris des cours pour préparer le concours d’entrée, fit du bénévolat au Samu Social, partis rencontrer des éducateurs de rue à Paris, cherchai des contacts de travailleurs sociaux pour faire des interviews, travaillai en séjour adapté… Puis vint le temps des examens. Je souhaitais ardemment rester en Bretagne, non loin de mon conjoint de l’époque, mes amis et ma famille, mais je n’étais bien évidemment pas maître des résultats de mes concours. Je passai l’écrit sans problème, et tentai l’oral dans trois villes : Brest, Rennes et Rouen. A Brest, je n’étais pas bien concentrée et ne fis pas sensation. A Rennes, je tombai sur un sujet d’oral de groupe qui était mal formulé, et un examinateur très dur à l’oral individuel. A Rouen en revanche, je me sentis très à l’aise à l’oral de groupe. Et à l’oral individuel, à mon grand étonnement j’obtins la note maximale. J’étais admise à l’Institut du Développement Social de Canteleu. En septembre, il me fallait donc commencer une nouvelle vie partir emménager dans une nouvelle ville à 350 kilomètres de chez moi, pour démarrer mes études.

Ce changement amena une des périodes les plus difficiles de ma vie, mais qui furent d’une grande richesse pour moi.

A suivre…

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