Nouvelle critique JV publiée sur Culture Métal : Sélection de jeux mobile : Pixel Dungeon et Grim Quest (1/04/2021)

Etes-vous plutôt console ou PC ? La question fait aujourd’hui l’identité d’un gamer, et est symptomatique de l’histoire du jeu vidéo, toute en innovation technologique associée à l’inventivité de ses grands noms. De la console Odyssey à la Playstation en passant par les divers ordinateurs et les consoles portables, notre loisir préféré est devenu tout-terrain, s’adaptant au temps libre et aux goûts de chacun. D’ailleurs, avec le temps et le développement technologique de nos téléphones, il faut bien le dire, le smartphone est devenu un support vidéoludique à part entière. Beaucoup de studios proposent des versions smartphone de leurs jeux, et le développement y est rentable tant le nombre de consommateurs d’applications est grand. Cependant, beaucoup de titres restent soit peu intéressants, soit envahis de publicités diverses qui nuisent à l’expérience de jeu. Où se tourner pour trouver des jeux qui valent le coup d’y passer un peu de temps? Pas de problème ! Laissez-moi vous parler de mes petites découvertes sur le Play Store Google…

Bannière de la version originale du jeu

Pixel Dungeon est un dungeon crawler de type roguelike, développé par Watabou et Retronic Games. Il est bien noté sur le Play Store, avec 4.5 étoiles sur 5, et ne comporte aucune publicité. Les graphismes entièrement réalisés en pixel art trahissent une volonté de nous proposer un jeu à l’ancienne, et la difficulté en est une preuve. Vous y incarnerez un héros qui devra aller de salle en salle au cours de 25 étages dont la structure sera générée aléatoirement. Votre but sera d’obtenir la très convoitée Amulette de Yendor. Il existe beaucoup de versions du jeu, qui apportent quelques nuances de gameplay et de difficulté : Pixel Dungeon fr, Shattered Pixel Dungeon, Remixed Pixel Dungeon, Skillful Pixel Dungeon, Soft Pixel Dungeon… Petit bémol, beaucoup de versions ne sont disponibles qu’en anglais ! Mais un minimum de connaissances linguistiques permettent de s’y retrouver rapidement. Personnellement, ma version préférée du jeu restera Moonshine Pixel Dungeon, que je trouve équilibrée en termes de difficulté et de plaisir de jeu. Le old school n’est pas accessible à tous… Mais concrètement, qu’en est-il ?

Au début de votre partie, vous aurez donc le choix entre plusieurs classes : Mage, Guerrier, Tireur, Voleur et Chasseresse. Chacun commence la partie avec son propre item améliorable et avantages propres à chacun, et permettent différents modes de jeu selon les goûts. Le Guerrier privilégiera le corps-à-corps, quand le Voleur attaquera furtivement pour faire un maximum de dégâts. Mon personnage préféré reste le Mage, qui commence la partie avec un bâton permettant de lancer des missiles magiques.

Le personnage évoluera donc dans cinq niveaux (égouts, prison, ancienne mine…), comportant leur niveau de difficulté et leur propre bestiaire, se terminant par un boss à battre. Malgré le caractère aléatoire de l’architecture de chaque étage, vous rencontrerez des mini-boss et autres événements qui se répèteront à chaque partie, comme la quête du magicien, celle du fantôme ou celle du forgeron nain par exemple. Quant aux monstres, selon les niveaux ce seront toujours les mêmes : rat et crabes pour les égouts, squelettes et voleurs pour la prison, chauve-souris et araignées pour la mine… Les boss sont eux aussi les mêmes à chaque partie, suivant très correctement la courbe de difficulté au fil du jeu.

Niveau 1 : les égouts

Vous pourrez ramasser plusieurs types d’objets sur votre progression. Outre les armures de divers niveaux, les armes sont toutes améliorables et permettent d’attaquer au corps à corps ou à distance. Qu’il s’agisse de baguettes magiques, épées, lances, fusils ou encore fouets, libre à vous de les améliorer pour les adapter à la classe de votre personnage, ou de les revendre pour acheter quelque chose au magasin disponible à chaque début de niveau. Une de mes armes préférées restera la baguette de repousse, qui fait apparaître de la végétation regorgeant de bonus divers (graines, plantes aux propriétés diverses, gouttes de rosée redonnant de la vie).

Par ailleurs, vous récolterez beaucoup de loot sur votre chemin. Les parchemins (d’amélioration, d’image miroir, de rechargement, de rage…) auront un effet divers sur vos items, et permettront d’obtenir un avantage en combat par exemple. Les potions sont nombreuses (soins, invisibilité, feu, poison, force, expérience…) et à découvrir au fur et à mesure de la progression tout comme les parchemins. Les graines auront des effets similaires aux potions, et peuvent être utilisées en les plantant, ou en cuisinant une potion après en avoir jeté trois dans un puits alchimique. Pour finir, les rations de nourriture ou viande de monstre à cuisiner (glacer ou cuire) seront à économiser, car il vous faudra gérer la faim de votre personnage.  

Enfin, le loot comptera quelques objets spéciaux : tout d’abord, un pot à rosée que vous pourrez remplir d’une vingtaine de gouttes, et qui servira de potion de soin. Ensuite, vous pourrez disposer aléatoirement d’items tels que les chaînes éthérées, le sablier du temps, le livre de sorts…

Chaque arme, armure et objets spéciaux seront à identifier au moyen d’un parchemin avant d’être équipé, car il peuvent être maudits et vous compliquer sévèrement la progression…

Inventaire in game

Pour finir, outre la difficulté correctement dosée, Pixel Dungeon comporte un petit côté try and die qui me l’a rendu addictif : la moindre mort est définitive, et vous force à recommencer le jeu depuis le début. Cet aspect peut être rageant, et rendre le jeu répétitif. Mais le joueur progresse rapidement, le loot permet une créativité intéressante au fil du leveling et plusieurs niveaux comportent des secrets à découvrir de partie en partie. En somme, un chouette petit jeu avec un fort potentiel de rejouabilité, sur lequel perdre son temps dans le métro, ou la salle d’attente de votre médecin !

Grim Quest, par Goran Kovac

Grim quest est un RPG lui aussi à l’ancienne (comme disait ma mère, c’est dans les vieilles peaux qu’on fait les meilleures soupes), édité par Goran K. Le jeu, situé dans un univers dark fantasy, tire son inspiration de l’œuvre de Lovecraft, et du travail de Freud dans la construction de son scénario et des thématiques traitées. On y retrouvera un parfum de JDR papier pour les amateurs, quelques aspects dungeon crawler ainsi qu’une esthétique gothique tout à fait appréciable. Le titre est bien noté sur le Play Store, avec 4.7 étoiles sur 5, et possède l’un des systèmes de visionnage de publicité in game les moins intrusifs que je connaisse. Il faut dire que le travail porté sur l’ambiance, le lore et la musique est tout à fait intéressant, et que la profondeur du jeu se démarque de la norme sur mobile. Cependant attention, le jeu n’est à ma connaissance disponible qu’en anglais, et il vous faudra une maîtrise certaine de la langue pour pouvoir apprécier tout à fait la qualité de rédaction des textes qui vous narreront l’histoire.

En début de partie, le joueur sera invité à choisir un avatar, un bonus de départ (-15% d’argent dépensé à la montée de niveau des sorts, +2 de dégâts et +1 d’armure contre les Ténèbres…) et un familier qui lui octroiera un bonus supplémentaire (10% de chance d’infliger des dégâts de poison en combat, 8% de chance de restaurer un point de santé mentale lors de l’utilisation d’un sort offensif…). Ensuite, c’est parti. En route pour Ashborne, la capitale du Vieil Empire dans laquelle l’histoire prendra place. Cette cité fut autrefois un centre névralgique, puissant et prospère, dirigeant ses terres avec justice et sagesse. Cette période prendra cependant un tournant malheureux lorsque les sages de la Cour du Soleil prirent de trop grands risques lors de leurs expérimentations magiques et créèrent la Larme, une noirceur se répandant depuis sur l’Empire telle une pandémie, charriant avec elle son lot de créatures terrifiantes et autres monstruosités. Et l’Empire sombra dans une crise inextricable, étouffant sous les assauts des Ténèbres dont on ne pouvait se défaire.
Comme beaucoup d’autres mercenaires, vous avez répondu à l’appel du Conseil, toujours en demande de héros courageux et un peu fous, prêts à se battre contre les hordes de monstres menaçant la Cité. Et celle-ci est toute prête à tomber, ses rues sales et chaotiques semblant garder un semblant d’ordre uniquement grâce aux mercenaires engagés pour faire office d’armée. Vous vous rendez à la taverne, le Dragon Dansant, et vous commandez un verre. Vous aurez besoin de toutes vos tripes pour ce qui vous attend…

Menu du jeu

Pour commencer, le jeu vous propose un tutoriel présentant le contenu du menu (je vous conseille d’ailleurs de ne pas le passer, il facilite plutôt bien le début de partie!). Au Dancing Dragon, vous pourrez reconstituer vos réserves de nourriture pour les quêtes, ainsi que votre santé mentale en vous envoyant quelques bières, ou encore stocker des objets et choisir des quêtes secondaires. Les Objets Variés (Various Assortments), vous permettent de vendre/acheter des items pour partir en quête. Le Mystic Emporium est un magasin de sorts, et la Guilde propose des capacités spéciales moyennant finances. Le Forgeron (Blacksmith) pourra augmenter le niveau de votre arme et de votre armure, si vous possédez certains types de métaux. Au Chaudron Bouillant (Boiling Cauldron), on pourra crafter des items divers, le Journal est un outil de suivi des quêtes principales et secondaires, les Terrains d’Entraînement (Training grounds) permettent d’augmenter le moral et la santé de vos mercenaires, qui auront à faire face à de nombreux sièges durant les parties. La Salle du Conseil, accessible à partir d’un certain niveau, donne la possibilité d’acheter des bonus supplémentaires. Enfin, la Carte du Monde donne l’accès aux différents lieux où démarreront les quêtes.

Chacune des localités présentées sur la carte vous proposera des quêtes dont la difficulté augmentera progressivement (à l’exception de l’Altar of Oblivion, qui permet d’oublier des sorts et autres capacités pour pouvoir en apprendre d’autres). Certaines ne seront accessibles qu’après avoir battu certains boss lors de quêtes secondaires, comme The Tear, où vous pourrez conclure la quête principale. Dans chacun des donjons, vous avancerez de case en case pour répondre à des événements aléatoires qui vous octroieront des bonus, ou bien battre des monstres lors de combats au tour par tour. Pour cela, vous disposerez de sorts (boules de feu, vol de vie ou bien poison), ou de capacités spéciales (attaquer tous les ennemis d’un coup, deux fois en un tour…), ou encore d’items divers. Il vous faudra faire attention à votre jauge de vie, mais aussi de santé mentale : si l’une ou l’autre arrive à zéro, votre quête sera un échec… Le gameplay, finalement, sera assez similaire à un dungeon crawler au tour par tour, sans grande surprise il faut bien le dire. Le bestiaire, lui, est assez fourni pour vous permettre de varier les stratégies d’attaque en fonction des monstres rencontrés.
Comme dans tout bon RPG qui se respecte, vous aurez à réaliser des quêtes pour pouvoir amasser assez d’argent pour acheter des items nécessaires au retour au combat, acheter des sorts/capacités spéciales et en augmenter le niveau ainsi que celui de votre arme et armure, et enfin acheter des bonus spéciaux à la Salle du Conseil pour amasser des avantages certains en quête.

Bien que classique dans sa structure, Grim Quest est un jeu intéressant pour tout amateur de rpg et dungeon crawler, dont le créateur a porté une grande attention à son univers et son atmosphère. L’inspiration JDR papier se ressent beaucoup in game, une grande partie de l’ambiance reposant sur les lignes de texte que les divers événements vous amèneront à lire. Libre à vous de vous y plonger ou pas, mais le travail effectué sur le lore et l’histoire sont remarquables, et méritent qu’on s’y attarde. Le reste de la direction artistique du jeu est assez sympathique et s’accorde bien à l’ambiance dark fantasy, la musique tout particulièrement. J’ai beaucoup apprécié le résultat, bien que je ne pense pas recommencer une partie une fois le jeu terminé. Si vous êtes comme moi amateur d’univers gothiques, de monstres hideux et de roleplay papier, n’hésitez pas! Téléchargez ce titre qui vaut la peine d’être découvert…

Que ce soit sur console, pc ou mobile, à bientôt pour de nouvelles aventures vidéoludiques…!

Fabre

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