Mood 30/11/2015 – Un seul √™tre vous manque et tout est d√©peupl√©.

En passant

Mes ailes se consument mais les √©toiles sont rest√©es. La brume se propage mais la lune me darde l’√©p√©e de sa lumi√®re droit au coeur. EXI(S)T. Comment fait-on pour voler de ses propres ailes quand on en a plus? Je me sens face √† ces deux portes, finalement. H√©sitant √† les ouvrir. Une main douce serrant mon √©paule. Comme c’est dur de continuer sans toi dans ce monde de fous √† l’avenir en fil de rasoir. L’humanit√© se tranchera les veines et je me noierai dans sa cascade √©carlate. Dans le sang des possibles. Et tu ne seras pas l√† pour le voir. Atrocement. ou heureusement. Les mots me manquent pour toucher √† la fin de l’envoi l’araign√©e noire qui tisse sa toile en mon sein. Qui se fait un nid dans mes entrailles. Ce monde dans lequel tu as essay√© de te plonger est si absurdement dr√īle. Et les gens qui le peuplent sont si √©teints. Si pleins du vide qui les pr√©occupe. Si attach√©s au futile, si angoiss√©s par l’inapprofondi que c’en est hilarant. Pourquoi je trouve √ßa si triste? Peut-√™tre parce que je me sens si incapable de toucher l’Indicible, √† t√Ętons dans le noir. Cet accomplissement qui rendraient si obsol√®tes toutes ces choses pour lesquelles je suis cens√©e me damner. Et je ne sais comment le chercher. Et comment leur faire comprendre, √† eux tous, qu’on vaut mieux que cela. Et que nous sommes comme des chiens qui se mordent la queue.

Je ne sais comment trouver ce qui me satisfera. Je ne sais comment extirper cette arachn√©e de mes intestins. J’esp√®re que je trouverai. Parce qu’alors, la vie vaudra r√©ellement la peine d’√™tre v√©cue. Et qu’alors Elle deviendra cet Ange terrestre √† jamais sur mon √©paule droite. En attendant je r√™ve, je vis, j’envisage, les yeux √©blouis et hallucin√©s fixant l’√©toile du matin qui na√ģt.

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