Pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© de quitter le social

J’ai tendance Ă  me dire que le travail que l’on fait sur soi est un travail de toute une vie. Et je pense que je suis sur la bonne voie de l’alignement avec moi-mĂȘme. Quand j’Ă©tais petite et que l’on me demandait ce que je voulais devenir plus tard, je rĂ©pondais invariablement « Ă©crivain ». Mais une fois passĂ© l’enfance et l’adolescence, lorsque vint le temps de choisir les Ă©tudes vers lesquelles j’allais me tourner, un sentiment de non-lĂ©gitimitĂ© ainsi qu’une pression paternelle pour choisir un mĂ©tier « stable » me fit me dĂ©tourner de cette voie. J’ai choisi la voie du social parce … Continuer de lire Pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© de quitter le social

A toi mon pĂšre, et ta maladie d’Alzheimer

Papa. Tu Ă©tais absent de mon enfance, trop occupĂ© Ă  te consacrer Ă  100% Ă  ton travail. J’ai grandi avec ta figure presque abstraite, qui m’impressionnait et que je ne comprenais pas. Lors de mon adolescence, nous avons enchaĂźnĂ© les conflits et les difficultĂ©s de communication, car je me suis rebellĂ©e contre ce pĂšre qui, soudainement, apparaissait dans ma vie pour me donner des leçons. Aujourd’hui, alors que je suis maman et que notre relation est enfin apaisĂ©e, la maladie pointe le bout de son nez. Alzheimer. Une bien Ă©trange maladie que voilĂ . Nous n’en sommes mĂȘme pas sĂ»rs d’ailleurs, avec ton opiniĂątretĂ© lĂ©gendaire nous n’avons pas pu te faire diagnostiquer. Mais quelle ironie. C’est comme si tu nous demandais, d’une maniĂšre dĂ©tournĂ©e, de nous consacrer Ă  toi maintenant. Nous qui avons toujours Ă©voluĂ© seuls, ou presque. Sans toi. Quelle ironie! Continuer de lire A toi mon pĂšre, et ta maladie d’Alzheimer

Educ spĂ©’ – RĂ©cits de terrain #24

Educatrice spĂ©cialisĂ©e. Mon mĂ©tier. Sujet de critiques et finalement mĂ©connu. On nous imagine altruistes, atteints d’un syndrome de super hĂ©ros, on comprend mal Ă  la fois la violence et la beautĂ© de ces petits moments qui font notre journĂ©e de travail. C’est quoi ĂȘtre Ă©duc? Continuer de lire Educ spĂ©’ – RĂ©cits de terrain #24

Merci d’exister, mon fils.

Ca paraĂźt tellement Ă©vident Ă  dire, tellement dit et rĂ©pĂ©tĂ© par tous les parents du monde. Mais c’est vrai. Je m’Ă©merveille Ă  travers tes yeux tous les jours, tes yeux de petit garçon malicieux qui dĂ©couvre le monde qui l’entoure avec un si grand appĂ©tit. Tu as tellement changĂ© en si peu de temps. C’est indescriptible. Et pourtant j’ai l’impression d’avoir vĂ©cu mille vies en deux ans. Continuer de lire Merci d’exister, mon fils.